Sujet Progression
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Lecture 3 — Dans mon poème, Bruno Doucey
p.207
Compétences
⌄
- Dégager le sens global d’un texte.
- Maîtriser les caractéristiques du genre poétique.
- Développer sa culture littéraire et artistique.
Objectifs
⌄
- Découvrir le lien entre la poésie et la peinture.
- Reconnaître une forme poétique en vers libres.
Activités
Réactiver ses connaissances
Activité — Memory vocabulaire
Ensemble de mots qui appartiennent à un même thème.
Ligne d’un poème.
Groupe de vers.
Même son à la fin de deux mots.
Lire le texte
Écoutez la lecture audio du texte dans votre manuel numérique.
Dans mon poème…
1
Dans mon poème
il y a une jungle1
des fleuves
des volcans impétueux
5
et un chapelet d’îles2 minuscules
pareilles à des trouées de lumière
dans la nuit verte des étoiles
Il y a une petite communauté humaine
dans mon poème
10
des peintres naïfs3
quelques statues précolombiennes4
et le bruissement des langues
chuchotées sous la canopée5
Il y a des oiseaux de jour
15
et des oiseaux de nuit
une pierre tombée d’on ne sait où
et une jeune femme qui traverse
l’archipel en pirogue
Ne me demandez pas
20
si le jaguar est présent dans mon poème
Il en est sorti d’un bond
quand il a su qu’on parlerait de lui.
© Éditions Bruno Doucey, 2019.
1. jungle : voir Histoire d’un mot.
2. chapelet d’îles : ensemble de petites îles très proches formant comme un collier.
3. peintres naïfs : comme le Douanier Rousseau, peintres qui représentent le monde de manière simple et fantaisiste.
4. statues précolombiennes : statues d’Amérique centrale et du Sud, antérieures à l’arrivée de Christophe Colomb.
5. canopée : sommet des arbres d’une forêt.
2. chapelet d’îles : ensemble de petites îles très proches formant comme un collier.
3. peintres naïfs : comme le Douanier Rousseau, peintres qui représentent le monde de manière simple et fantaisiste.
4. statues précolombiennes : statues d’Amérique centrale et du Sud, antérieures à l’arrivée de Christophe Colomb.
5. canopée : sommet des arbres d’une forêt.
Lisez le texte dans votre manuel numérique.
Activité 1 - Comprendre
De quoi parle le poème ?
Le poème parle de ce que le poète met dans son poème : des objets, des animaux, des personnes ...
Quel est le champ lexical principalement utilisé ?
Le poète utilise le champ lexical de la nature : « jungle », « fleuvres », « volcans », « îles », « oiseaux », « jaguar »….
Ce poème ressemble-t-il aux poèmes que nous avons déjà étudiés ? Qu’est-ce qui change dans la façon dont il est écrit ?
Le poème est écrit en vers libres. Il n’y a pas de rimes régulières.
Activité 2 - Repérer et interpréter
Les expressions « dans mon poème » (vers 1, 9 et 20) et « il y a » (vers 2, 9, 14) sont répétées trois fois chacune ; ces répétitions donnent du rythme au poème.
Les descriptions du poème font surtout appel à la vue, avec par exemple « la jungle », « les fleuves », « les volcans impétueux » et « le chapelet d’îles minuscules ».
Elles font aussi appel à l’ouïe, avec « le bruissement des langues chuchotées ».
Dans les deux dernières strophes, le poète veut faire rire le lecteur, car il s’adresse directement à lui et termine par une image amusante avec le jaguar qui « sort d’un bond ».
Activité 3 - Mettre en relation le poème et l’image
4. Trouvez-vous que le tableau du Douanier Rousseau illustre bien le poème ? Justifiez.
Pour t’aider, observe attentivement le tableau, compare-le avec les éléments du poème et relis les mots qui décrivent les paysages et les animaux.
Oui, le tableau du Douanier Rousseau illustre bien le poème, car on y retrouve la « jungle », la végétation très dense et la couleur verte, comme dans l’expression « la nuit verte des étoiles ». Le poème parle aussi des « peintres naïfs », dont fait partie le Douanier Rousseau, ce qui montre que le poète s’inspire de ce type de peinture pour créer son monde imaginaire.
Bilan :
Dans ce poème, le poète crée un monde imaginaire avec ses mots. Pour cela il utilise le champ lexical de la nature et le vocabulaire des sensations (surtout la vue et l’ouïe) pour faire vivre les images. Il emploie également des répétitions pour donner du rythme au texte.
Dans ce poème, le poète crée un monde imaginaire avec ses mots. Pour cela il utilise le champ lexical de la nature et le vocabulaire des sensations (surtout la vue et l’ouïe) pour faire vivre les images. Il emploie également des répétitions pour donner du rythme au texte.
Lire à voix haute
Lecture orale
Mettez-vous par quatre et faites une lecture expressive du poème ; lisez deux strophes chacun.